Jour 11. Après un délicieux petit déjeuner japonais dans le Ryokan – maquereau, tofu grillé, riz et soupe miso – nous profitons une dernière fois la vue sur la sanctuaire d’Itsukushima, baigné par la marée haute. Puis, nous quittons l’île en prenant le ferry.
De retour à la gare JR, l’ambiance est étrange : le train est presque vide. Un contrôleur nous indique alors qu’un accident de personne vient de survenir, provocant un arrêt de trafic pendant deux heures. Changement de plan ! Nous prenons un train local situé près du ferry qui s’arrête à toutes les gares. Arrivés enfin à Hiroshima, nous avons raté notre correspondance pour Okayama en shinkansen mais grâce au bon transmis par la gare JR, nous modifions notre billet sans frais.




Okayama 岡山市
Un jardin, une pause parfaite
A peine le temps d’attraper un bento que notre shinkensen file déjà vers Okayama. A l’arrivée, nous montons à bord d’un vieux tramway très kawaï en direction du jardin Koraku-en. Nous y accédons par l’entrée située face au château d’Okayama, surnommé “château du corbeau” en raison de ses élégants murs noirs, séparé du jardin par les eaux paisibles du fleuve Asahi.


後楽園
Koraku-en
Le lieu est très apaisant, baigné d’une atmosphère zen. Il s’agit d’un des plus beaux jardins du Japon avec celui de Kanazawa, que nous avons eu la chance de découvrir aussi. Le jardin Koraku-en a été commandé par le seigneur féodal local en 1687. Il souhaitait en faire à la fois un espace de détente pour sa famille et un lieu de réception pour ses invités de marque.




Nous nous y promenons tranquillement, observons le héron. Le jardin s’étend sur un large espace. Je m’offre un café glacé avec des mochis et mon chéri de la glace et du café – un vrai délice. Cette halte devient vite un parenthèse de détente. Une dame nous remercie même de notre visite dans le parc, un geste à la fois surprenant et touchant, qui ajoute au charme du moment.



C’est déjà l’heure de reprendre le tram et le train vers Kurashiki – petite Venise du Japon. Nous déposons nos sacs à l’hôtel et prenons la direction des rues commerçantes de la ville.
Kurashiki 倉敷市
Une balade, le long des canaux
Kurashiki charme immédiatement avec son quartier historique bordé de canaux, remarquablement préservé depuis la période Edo (1603-867). A l’époque la ville jouait un rôle clé dans le commerce du riz. Son nom, qui signifie littéralement “ville des entrepôts”, fait d’ailleurs référence aux nombreux entrepôts qui servaient à conserver la précieuse marchandise. Aujourd’hui ces anciens entrepôts ont été magnifiquement reconvertis en musée, boutiques et cafés, donnant au quartier une atmosphère unique.

Au fil de la balade, on découvre aussi une autre facette de Kurashiki : le denim, véritable spécialité locale. Impossible de résister aux petites créations artisanales – notamment pochettes en jean décorées de chats. Entre jolis bijoux et objets originaux, je déniche un repose baguettes en bois, en forme de teckel, parfait clin d’oeil pour une amie. Sous le soleil, la balade le long des canaux est un vrai plaisir. On flâne sans se presser, porté par le charme tranquille du lieu et ses reflets paisibles sur l’eau.


Nous dinons de salades ou onigris et autres viennoiseries achetés en superette. Demain, départ pour Kyoto.