Jour 9. Aujourd’hui, nous avons rendez-vous avec l’histoire dans deux villes différentes Himeji et l’emblématique Hiroshima. Départ de bon matin à la gare pour prendre le shinkansen vers Himeji. En arrivant dans la ville, la chaleur est là, nous prenons donc la navette vers le château.
姫路城
Château de Himeji
Le château est imposant et en hauteur. Il est un des rares châteaux qui n’a pas été détruit lors de la guerre ou des tremblements de terre ou incendies. Ce site magnifique est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il est également connu sous le nom de château du Héron Blanc en raison de son apparence blanche et élégante.

Après l’avoir admiré de loin puis de près, nous entrons dans le château. D’abord, il faut retirer ses chaussures à l’entrée. Le château relate l’histoire d’une princesse Sen, petite fille du shogun Tokugawa leyatsu. Mariée à 6 ans à un shogun du clan ennemi de l’âge de 10 ans pour lier les deux familles. Lorsque les conflits pour le contrôle du Japon reprennent entre ces deux clans à ses 19 ans, sa famille organise son évasion et son époux qui n’a pu vaincre l’ennemi, se tue.




Ensuite, la princesse Sen s’oppose au second mariage arrangé par son père et se marie avec l’élu de son coeur Tadatoki Honda. C’est à ce moment que son destin la mène vers le château d’Himeji car celui-ci appartient à la famille de son mari. Ensemble, ils ont deux enfants dont un garçon qui meure à l’âge de 2 ans. Quelques années plus tard, son mari et sa mère décèdent aussi. La princesse retourne alors à Edo (Tokyo) où elle devient religieuse bouddhiste jusqu’à la fin de ses jours en 1666. Quelle histoire !




J’observe les sceaux qui apparaissent sur les murs du château et l’impressionnante ossature bois. Nous grimpons les étages et au dernier, il y a un poisson qui surplombe le toit. C’est un Kinshachi, animal mythique protégeant paraît-il du feu le toit du donjon. Puis, nous repartons à la gare, achetons un bento et prenons le train vers Hiroshima.
広島市
Hiroshima, l'Histoire
A Hiroshima, nous prenons la direction du Musée de la Paix. L’architecture est sobre voire austère. Lors de la Seconde Guerre mondiale, Hiroshima était un centre stratégique assurant la défense terrestre de tout le sud du Japon, ainsi qu’un important centre industriel. A l’intérieur du musée, d’abord un panorama de la ville et cette horloge qui marque les esprits avec la date et l’heure exacte où la bombe est tombée, le 6 août 1945 à 8h15. Puis, des panoramas de destruction, tout est rasé, reste le dôme, emblématique.


Ensuite, une vue 3D de la ville impressionne mais ce n’est rien à côté des témoignages poignants. Tous ces morts quelques heures après l’explosion et d’autres quelques jours, années développant des maladies graves. Ils sont repoussés comme des parias alors qu’ils ont vécu le pire. De salles en salles, de multiples témoignages et photos. Puis, vient le temps de la reconstruction, de l’aide apportée et notamment de l’adoption d’enfants ayant perdu leurs familles par des américains ou de l’exode à Hawaï.



Puis, le musée s’attarde sur les essais nucléaires, de la bombe A aux essais après Hiroshima et Nagasaki. Il faut attendre 2017 pour qu’un traité des arrêts des essais nucléaires soit signé par 122 nations (seulement…). Mais quel avenir ? Je ressors assommée par le poids de l’histoire et nous longeons le parc jonché de statues commémoratives, les flammes de la paix, pour arriver au fameux dôme détruit. Un corbeau se pose là.



Enfin, nous retournons sous une écrasante chaleur à notre hôtel avec tous ces témoignages et l’Histoire en tête.


Demain, changement de cap, on prend le bateau vers Miyajima.
